1914

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Transcriber’s note

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The changes from the errata (at the end of the book) have been included in the text.

 


 

 

1914

THIS BOOK
IS DEDICATED TO
THE RT. HON. DAVID LLOYD GEORGE, M.P.,
TO WHOSE PREVISION, ENERGY
AND TENACITY THE ARMY
AND THE EMPIRE
OWE SO MUCH.

1914

BY
FIELD-MARSHAL VISCOUNT FRENCH OF YPRES,
K.P., O.M., ETC.

WITH MAPS

LONDON
CONSTABLE AND COMPANY LTD.
1919

CONTENTS

LIST OF MAPS.

PREFACE

Le Maréchal French commandait en Chef l’Armée Britannique au début de la Guerre.

Comme on le sait, les allemands ont cherché en 1914 à profiter de leur supériorité numérique et de l’écrasante puissance de leur armement, pour mettre hors de cause les Armées Alliées d’Occident, par une manœuvre enveloppante, aussi rapide que possible.

Après avoir cherché en vain la décision à la Marne, puis à l’Aisne et à la Somme, ils la poursuivent successivement à Arras, sur l’Yser et à Ypres.

À mesure que dans cette course à la mer, le terrain disponible se restreint devant eux, les coups se précipitent et se répètent plus violents, les réserves s’engagent, de nouveaux Corps d’Armée entrent en ligne nombreux et intacts. La reddition d’Anvers assure d’ailleurs à l’ennemi d’importantes disponibilités.

Mais déjà l’Armée Belge, appuyée de troupes françaises, arrête les allemands sur l’Yser, de Nieuport à Dixmude. Après avoir pris part aux actions de l’Aisne, l’Armée Britannique a été transportée dans le Nord. C’est ainsi qu’elle s’engage progressivement de La Bassée à Ypres, s’opposant partout à l’invasion.

Bref, les allemands, après avoir vainement développé leurs efforts de la Mer à la Lys, dès le 15 octobre, sont dans l’obligation, à la fin du mois, de vaincre à Ypres, ou bien leur manœuvre échoue définitivement, leur offensive expire en Occident et la Coalition reste debout.

Ainsi sont-ils amenés, sur ce point d’Ypres, dans une lutte acharnée, à concentrer leurs moyens, une forte artillerie lourde largement approvisionée, renforcée de minenwerfers, de corps d’armée nombreux et renouvelés.

Quant aux Alliés, ils sont réduits à recevoir le choc avec des effectifs restreints, des munitions comptées et rares, une faible artillerie lourde. Toute relève leur est interdite par la pénurie de troupes, quelle que soit la durée de la bataille. Pour ne citer qu’un exemple, le premier corps britannique reste engagé du 20 octobre au 15 novembre—au milieu des plus violentes attaques et malgré de formidables pertes.

Mais à cette dernière date la bataille était gagnée. Les Alliés avaient infligé un retentissant échec à l’ennemi: ils avaient sauvé les communications de la Manche et par là fixé le sort et l’avenir de la Coalition.

Si l’union étroite du Commandement Allié et la valeur des troupes ont permis ces glorieux résultats, c’est que le Maréchal French a déployé la plus entière droiture, la plus complète confiance, la plus grande énergie: résolu à se faire passer sur le corps plutôt qu’à reculer.

La Grande-Bretagne avait trouvé en lui un grand soldat. Il avait maintenu ses troupes à la hauteur de celles de Wellington.

Avec l’émotion d’un souvenir profond et toujours vivant, je salue le vaillant compagnon d’armes des rudes journées et les glorieux drapeaux Britanniques de la Bataille d’Ypres.

Signature

Maréchal de France.(Back to Content)

CHAPTER I

PRELIMINARY

For years past I had regarded a general war in Europe as an eventual certainty. The experience which I gained during the seven or eight years spent as a member of the Committee of Imperial Defence, and my three years tenure of the Office of Chief of the General Staff, greatly strengthened this conviction.

For reasons which it is unnecessary to enter upon, I resigned my position as Chief of the Staff in April, 1914, and from that time I temporarily lost touch with the European situation as it was officially represented and appreciated.

I remember spending a week in June of that year in Paris, and when passing through Dover on my return, my old friend, Jimmie Watson (Colonel Watson, late of the 60th Rifles, A.D.C. to the Khedive of Egypt), looked into my carriage window and told me of the murder of the Archduke Francis Ferdinand and his Consort. I cannot say that I actually regarded this tragedy as being the prelude which should lead ultimately to a great European convulsion, but in my own mind, and in view of my past experience, it created a feeling of unrest within me and an instinctive foreboding of evil. Then came a few weeks of the calm which heralded the storm—a calm under cover of which Germany was vigorously preparing for “the day.”

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